Pensez-vous être la par hasard ?
C'est, la création, le vide créateur, le vide primordial. L' état précédant les notions d'attention, d'intention, intégrité, et d'intuition. On est dans toutes ces formes, sans que ces formes nous atteignent.

CITATION

<<La matière est l'outil du coeur que le coeur crée. MAÏNA>>

moine.png

élémentssigné-copie-1

Maintenant que la foi aveugle et naïve en l'onipotence de la raison et de la Science est enfin dénoncée concrètement par les impasses et les manques immenses qu'elles ont suscités, il est temps de songer à une nouvelle sagesse, non pas contre la Science comme le voudrait les nostalgiques d'un << bon vieux temps >> bucolique, mais au-dessus est au-delà d'elle.

 

Sagesse...

Nous vivont aujourd'hui dans un monde d'abondance matérielle même s'il faut continuer de combattre la misère qui ronge une minorité de plus en plus exclue. Mais cette abondance ne parvient plus à masquer les immenses carences immaatérielles: qu'elles soient éthiques, sociétales, philosophiques, spirituelles ou religieuse. Plus nous devenons riche, plus nous sommes drogués, déprimés et suicidaires. (Note Aman: Lao Tseu disait: << Celui qui ne possède rien, obtiendra tout >> ).

 

Paradoxe.

L'homme ne vi pas que de pain, répète depuis si longtemps la sagesse biblique. Notre époque le démontre à suffisance, partout dans notre Occident déliquescent.

 

Sagesse, donc.

Être << sage >>, ce n'est pas forcement être un << enfant sage >>, soumis, obéissant, (politiquement) correct, coi. En nos temps de misère idéologique et de délitement démagogique, être  << sage >> signifie probablement plus être soumis et iconoclaste, incorrect et rebelle. La sagesse, trop longtemps, fut aussi synonyme de prudence, de calcul savant, de << raison >> - au sens d" être raisonnable >> : ce ne pourrait être le cas en nos temps de turbulences qui réclament toutes les audaces, toutes les mutations et tout les risques. Par sagesse, souvent au sens moral, l'on entendait la défense et la promotion de valeurs, d' idéaux censés transander l'étroitesse de nos vie étriquées : le << sage >>, alors, est le héraut ou le héros d'une certaine philosophie morale, sinon d'une moralité certaine.

 

Plus généralement, la sagesse de demain ne pourra se réduire à une éthique, quel qu'en soit le contenu. La fixité et la simplicité des valeurs << idéales >> sont incompatible avec la turbulence et la compléxité des mondes réels. Toute réflexion éthique, quel que soit le comité de << sages >> qui en a la charge, ne peut déboucher que sur des principes et des règles qui ne reflèterons que les cécités, les ignorences et les carences de ceux qui les édictes en plein bonne volonté.

 

Bien plus, que peuvent des mots, des raisonnement, des idées face aux violences et au mal-être ou mal de vivre de temps de contemporains, toutes classe confondues. La souffrance, le sentiment terrible d'être passé à coté de la vie, de Sa vie, ne peuvent durablement se satisfaire de sentences, aussi judicieuse et profondes soient-elles.

 

Toutes sens anciens des mots << sage >> et << sagesse >> me paraissent obselètes. La sagesse que réclame notre monde pourrissant est d'une autre nature. Elle n'est ni réponse définitive, ni  comportement exemplaire: elle ne peut se réduire à quelque stéréotype que ce soit, aussi sublime ou pure soit il. Elle est bien plus une méthode à vivre qu'une parole à entendre. Je rêve en fait du sagesse qui permettrait à chacun de vivre Sa vie à lui, d'aller au bout de lui même, de déployer à leur  maximum tout les potentiels et talent enfouis au fond de lui. Il ne sagit plus tant de détenir des << vérité >> sages que de pratiquer une sagesse de vie. La sagesse stoïcienne ou épicurienne doit céder le pas à un sagesse taoïste ou zen.

 

Sagesse à naître. Sagesse à inventer.

Non pas contre, mais au-delà des philosophies anciennes. Comme la maïeutique d'un nouvelle homme, d'une nouvelle humanité, d'un autre << vivre enssemble >>, mais surtout d'un nouveau vivre soi-même, loin des eratz artificiels et des ivresses illusoires de ce monde de consommation effrénées et de plaisirs médiocres. Une méthode de vie qui ne fermes rien, mais ouvre tout, qui ne rejette rien, mais anoblit tout, qui ne hait rien, mais qui détache de tout. Alors notre sagesse sera cette apprentissage de la vrai Liberté, loin de tous esclavages, extérieurs et intérieurs, et de la foi pure, loin de toutes idolâtries religieuse ou laîques.

 

Devons-nous réapprendre à vivre la vie? De font en comble !

Notre monde humain a atteint une taille, un volume et une compléxité tels que nous sommes face à terrible effet de seuil. Ou bien nous réussissons à vivre autrement et nous passerons le cap. Ou bien nous ne changeons pas assez et nous sommes vouées à disparaître dans un cataclysme quelconque. Il n'est plus question ici de réforme ni de progrés ni d'amélioration ou de corrections : il sagit de rupture radicale, de mutation en profondeur, de métamorphose. L'homme-chenille doit devenir homme-papillon... Et le monde du papillon na rigoureusement RIEN à voir avec celui de la chenille. Passage de deux dimensions à trois. Passage de la préparation au vol. De la terre matérielle à l'air immatériel. Nous voici, littéralement, au pied du mur. La chenille ne devient pas bymphe meurt. Irrémédiablement. Incontournablement. Et toutes ses prières, tous ses voeux et ses grisgris n'y feront rien.

 

Il sera imssible de faire éclore cete nouvelle et indispensable-vitale-sagesse de vie sans renoncer à tout les repères d'antan et aujourd'hui. Nos mots sacrés t tabous, nos mots cathédrale d'aujourd' hui ne diront bientôt plus rien à ceux qui survivront. Répétons-le : cette sagesse à naître n'est pas, ne sera pas une sagesse faites e mots. Elle ne tiendra pas dans les livres. E t ne s'apprendra pas à l'école - du moins cette école que nous connaissons encore.

 

Répétons-le aussi: elle sera une pratique de vie, une plongée dans la vie, dans l'instant, loin de tout anthropocentisme. L'homme devra apprendre à s' effacer, lui et son ego surdimensionné, et faire place, en lui et autour de lui,  à la vie sous toutes ses formes.

 

Il faudra aussi qu'il déssaprennes pour connaître et enfin vivre le réel. Et qu'il se désintoxique- ce qui sera aussi pénible et douloureux qu'une cure de de désintoxication pour un alcoolique ou un toxicomane - de toutes ses illusions, de tous ses orgueils, de tous ses caprices d'enfant gâté. Il sera sevré de tout l'artificiel dans lequel il a cultivé ses schizophénies.

Cette sagesse nouvelle n'est écrite nulle part: elle attend au fond de nos coeur que nous venions l'y activer. Elle est là, à portée de main, dans chaque instant, plein de richesse que nos aveuglements nous masquent. Pour cela, il faut apprendre à lâcher prise, à relativiser ce que nous coryons essentiel et qui en réalité, n'est que la course à l'illusoire.

 

La vie est ici est maintenant: ni dans le passé, ni dans le futur, ni dans l'au-delà. Elle est QUE là, dans chaque instant. A  force de vivre pour demain, l'on ne vit jamais réellement: or seul maintenant est réel, car demain ne sera peut-être jamais.

 

Sagesse nouvelle. Sagesse éternelle. J'entends Lao Tseu et ses potes qui rigolent...

 

 

Tiré du livre: Le taoïsme

 

AMAN

 

J'ai appris tant de choses. Que aujourd' hui je ne sais rien.

Lorsque j'étais enfant je connaissais rien et j'étais heureux. Aujourd'hui, alors que connais beaucoup de chose, je ne suis pas plus heureux. Même finalement moins puisque j'ai passé un temps interminable à me purifier des croyances que l'on m'a inculqué. Puis j'ai passé beaucoup de temps à purifier les croyances que je me suis forgé. Ces croyances qui furent forger par l'acquisition personnel des connaissances d'il y a des années, des mois, des jours, d'hier, d'il y a 1 heures, de 1 minutes.

Que reste t' il ? Juste maintenant. Et que ce passe t' il maintenant ? Rien ou alors tout ! Je ne sais pas. Et c'est t'en mieux. La seule chose a faire c'est de contempler. De rester ignorant. D'accepter.

 

AMAN aman

Qu'est ce que être dans le juste milieu? Je ne reviendrais pas sur l'aspect des choses séparé, cela a déjà était traité dans les précédant articles posté.

Je vais plutôt vous parler de la notion du "trois qui est égale à un".

Nous savons, ou plutôt je vois, j'intègre, que la vie donne la mort, et la mort donne la vie.

Cela serait encore une erreur que de choisir l'une ou l'autre de ces notions.



Lors des mes exercices respiratoire j'en suis arrivé a intégrer  ce que j'appel le souffle divin.

Ce souffle qui permet d'unifier la vie et la mort l' unification crée une rencontre de deux unités. Lorsque celles-ci se rencontre elles ne sont pas collé, et ne reste pas statique; Non ! Il s'en dégage une autre unité qui en découle de la rencontre des deux première.

Le terme mourir est un mot qui fait peur. Nous plaçons dernière ce terme "La fin de tout, le néant". Je lui préfère le terme de transmutation ou transformation. De créativité, création. Nous sommes la création, nous faisons parti de la création.

De cette rencontre donc, l'unité personnel des deux premier protagoniste perd leur unité personnel. C'est la mort individuel permettant d'accéder à l'existence. La vie, dont le bute et de mourir. Pour que le bute de la mort soit de naître.



Qu'appelons nous quelques chose de pure? Pour ce faire je prendrait l' exemple du minerai. Certain minerais comportent plusieurs molécules, si nous souhaitons le ramener à une seule molécules, il nous faut le purifier. Pure= purifier=nettoyer=enlever.

Il en ai de même pour notre alchimie intérieur. Lorsque nous n'acceptons pas de nous défaire des choses en nous, a l'extérieur de nous ou des personnes, nous n'acceptons pas cette mort, cette transformation.

Si nous choisissons la vie nous ne somme rien. Si nous choisissons la mort nous ne serons rien. Si nous choisissons, acceptons  les deux nous devenons création. Être créateur c'est accepter de manger et de ce laisser manger comme le dit si bien Aranud Desjardins.

Acceptons de laissé mourir ce qui doit mourir et concentrons nous sur ce qui reste durant le temps ou cela doit rester. Lorsque votre corps et malade laisser le se purifier. Lorsque le corps est vraiment trop malade il se purifie par la mort. A prendre des médicament pour  empêcher cette purification, nous cristallisons la maladie ou le mal être. L'autre nom de l'acceptation est la mort. Ne pas accepter c'est cristalliser. Qu'est ce que cristalliser c'est entasser.

Qu'entassons nous? La peur, la culpabilité. Mais aussi ce que nous voyons, les vêtements, les relations avec les personnes, ect...

L'acceptation amène le pardon. Le pardon ammene l'humilité, l'humilité est ce qui nous empêche de cristalliser.

L'ACCEPTATION se fait d'abord en nous. Avec nous même.

Beaucoup de personnes qui ont existé, existe encore, mais des ensembles de personnes qui formes une entité, comme les gouvernement par exemple on depuis bien longtemps compris ces choses. Tout autour de nous les événements, les choses matérielles, visent a la cristallisation. Cette notion fût a l'inverse utilisé par des personnes tel que césars, Hitler, ect... Mais pas dans le cotecte ou je l' explique. Ils n'ont pas purifier, décristaliser en eux, mais  extérieur à eux. L'acceptation pas toujours par une alchimie intérieur, non en les changeant de l'extérieur.

La cristallisation c'est un ensemble de vie est de mort rendu innerte en vu de la controler. Le contrôle survient lorsque nous n'acceptons pas.

Dieu en sanscrit signifie ÊTRE. ÊTRE c'est accepeter. Accepter c'est créer. La création est l'amour véritable.

 

J'aurais encore beaucoup a dire sur ce sujet je vous laisse avec ce versé de Lao Tseu

 

Ainsi est-il dit:

Le chemin vers la lumière paraît sombre,

le chemin qui avance semble reculer,

le chemin direct semble long,

le vrai pouvoir semble faible,

la vrai pureté semble ternie,

la vrai constance semble changeante,

la vrai clarté semble obscure,

le plus grand amour semble indifférent,

la plus grande sagesse semble puérile,

Le Tao ne se trouve nulle part,

pourtant il nourrit toutes choses.

 

AMAN aman

 

Par certaines techniques de silence intérieur et de prise de conscience, vous pourrez per-
cevoir ce mouvement immense de l’univers – sarvam annam, tout est nourriture, vous y
compris. Vous vous détruisez et vous vous recréez à chaque instant, physiquement, menta-
lement, émotionnellement – et rien n’est perdu. Ce qui vous quitte, ce qui meurt pour vous,
subsiste. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Ce que vous perdez par le
changement sert de nourriture à une autre entité.
Cette perception ne vous est certainement pas accessible immédiatement, sans prépara-
tion, sans l’expérience d’une conscience beaucoup plus affinée de soi-même et de la vie en
soi. Elle est possible dans des conditions d’immobilité, de silence intérieur, en dehors de
toute relation au niveau ordinaire avec quoi que ce soit que nous sentions précisément com-
me un autre que nous. Vous pourriez percevoir comme une certitude que vous êtes cons-
tamment, même quand vous paraissez absolument immobiles, le lieu d’une intense et extra-
ordinaire activité et que ce mouvement de prendre et de donner ou de vous nourrir et de ser-
vir de nourriture est tout le temps à l’œuvre. Mais vous devez au moins pressentir : il doit
s’agir là d’une découverte qui demande certainement une acuité, une finesse d’attention qui
n’est pas encore à ma disposition aujourd’hui.
On s’exerce à tout. On s’exerce au piano, à la natation, au tennis et on s’exerce aussi à la
conscience de ses propres fonctionnements. Et, de même que chaque entraînement de-
mande des conditions annexes, l’exercice de cette conscience de la réalité en vous demande
aussi des conditions annexes ; un joueur de tennis ne peut pas se contenter de faire des bal-
les ; il doit aussi maintenir une certaine hygiène et une certaine forme physique, il pratique
peut-être une gymnastique en chambre quotidienne et il ne peut pas se permettre de boire et
manger inconsidérément ou de sacrifier son sommeil. Il est certain que vous ne pouvez pas
espérer raffiner votre instrument de conscience et de perception intérieure si vous ne mettez
pas tous les atouts dans votre jeu, c’est-à-dire si vous ne transformez pas, dans la mesure où
c’est nécessaire, les autres aspects de votre existence.
Si vous le souhaitez, si vous y êtes destinés par votre propre karma, vous pouvez faire
cette découverte. Dans le silence et l’immobilité, vous sentirez – je vais utiliser un langage
très simple – qu’en permanence l’univers vous nourrit et l’univers se nourrit de vous. Il est
probable que cela serait exprimable dans le vocabulaire rigoureux de différents langages,
qu’un biologiste dirait : « Je crois peut-être comprendre ce dont vous parlez et la vie intime
des cellules révèle que... » ; un physicien : « Je crois peut-être comprendre ce dont vous par-
lez et la vie intime des atomes de votre corps révèle que »... J’ai toujours éprouvé personnel-
lement une réserve devant les comparaisons à bon compte faites entre la science moderne et
le yoga ancien, et l’habitude, en ce genre de matière, des non-scientifiques, non-biologistes
et non-physiciens, de parsemer leurs propos de comparaisons avec la physique en question
comme s’ils avaient le savoir de Planck et d’Einstein... C’est pourquoi, quitte à vous priver de
certains points d’appui, je m’en tiens à un langage plus personnel mais qui a au moins le mé-
rite d’être le langage laborieux avec lequel je tente de vous transmettre une expérience qui a
été et qui est la mienne.
Il ne vous suffira pas de rester deux minutes silencieux et, tournés vers l’intérieur pour
avoir l’expérience de ce double mouvement d’être sans cesse « dévoré » – je suis bien d’accord
avec ce mot – et sans cesse nourri. Encore que nos mécanismes habituels puissent être brus-
quement surpris et que, la première fois que nous tentons une prise de conscience un peu
149
particulière, nous réussissions ; ensuite ces mécanismes reprennent le dessus et, pendant des
semaines ou des mois quand ce n’est pas des années, nous ne retrouvons plus ce qui nous a
été immédiatement révélé. Mais, au moins, nous en gardons le souvenir.
Vous pouvez aussi le comprendre beaucoup plus simplement, sans en avoir la réalisation
intérieure dans un moment de méditation. Regardez comme vous êtes mangés par la vie. Le
langage commun en témoigne aussi – on dit qu’une mère se laisse dévorer par ses enfants, un
médecin par ses malades. Et c’est vrai ! Seulement, vous êtes mangés et vous le refusez, ce
qui vous met en conflit avec vous-mêmes et ne peut pas vous donner la paix. Et, surtout, le
conflit vous maintient toujours à la surface de vous-mêmes. Or ce qui est à découvrir se situe
dans la profondeur et c’est seulement par l’acceptation que vous dévoilerez les grandes réali-
tés de la profondeur. Acceptez, acceptez de vous laisser dévorer et vous vous découvrirez in-
destructibles, inépuisables. Physiquement, il peut y avoir un moment de fatigue. J’ai souvent
entendu dire : « Mâ Anandamayi est fatiguée, elle se repose, on ne peut pas entrer dans sa
chambre pour l’instant. » Ramdas et Swâmiji disparaissaient pendant deux heures l’après-
midi. Dans le relatif, vous avez besoin de vous reconstituer. Votre énergie, d’instant en ins-
tant, a une certaine limite. Mais vous sentirez profondément que vous, rien ne peut vous
dévorer, rien ne peut vous détruire. Vous serez sans crainte, sans conflit, unifiés, et une part
de vous restera à jamais intouchable et intouchée. Si vous essayez de vous protéger, si vous
essayez de sauver ce qui n’a aucune chance de l’être et qui, de toute façon, sera détruit, vous
ne découvrirez jamais la part indestructible de vous-mêmes et vous continuerez à vivre à côté
de la vérité et à côté de ce qui est votre héritage d’humains sur cette planète.
Depuis cinq ans que je vis au Bost, un certain nombre de fois, cela ne vous surprendra
pas, des personnes m’ont fait cette réflexion : « Mais vous allez vous laisser dévorer ! Qua-
torze heures d’activité quotidienne. Tous les gens qui vous écrivent, toute cette demande qui
s’adresse à vous... » Je comprends bien que cette remarque soit venue à l’esprit de plusieurs
d’entre vous qui ne voudraient surtout pas être à ma place. En fait, ce n’est pas vrai. Ce qui,
en moi, peut vraiment dire « je », ce à quoi je peux m’adresser en vous regardant dans les
yeux et en disant vous, ne peut pas être dévoré. C’est seulement au niveau des corps ou des
koshas que ce double mouvement, manger et être mangé, a lieu – pas au plan du témoin, de
la Conscience, de la paix des profondeurs. Pourquoi serait-ce réservé à certains yogis tibé-
tains de vivre cette liturgie dans laquelle on se « donne en pâture » ? Cela peut être votre ex-
périence à tous, expérience libératrice, et non pas douloureuse. Nous sommes ici pour cher-
cher la liberté, pas pour chercher l’amertume et la souffrance. Simplement comment la trou-
ver ? En ne tournant pas le dos aux Lois universelles. Et la grande loi spirituelle, partout
retrouvée, s’exprime ici une fois de plus : « Celui qui veut sauver son âme, la perdra. » Plus
vous voulez garder, plus vous perdez. Plus vous vous donnez, plus vous vous retrouvez.
« C’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. » C’est en donnant qu’on se sent com-
blé. C’est en se donnant qu’on se trouve vraiment.
Cela n’est pas la compréhension de l’humanité actuelle en général. Je suis prêt à faire la
part des exceptions et je souhaite qu’elles soient les plus nombreuses possibles mais l’erreur
de nos contemporains est saisissante : des êtres qui veulent se trouver mais ne veulent pas se
donner, qui veulent bien se nourrir mais ne veulent pas servir de nourriture et, par consé-
quent, qui sont condamnés à la peur, aux compensations, à la peur et à un déséquilibre per-
pétuel qu’ils essaient toujours mais vainement de rattraper. Donnez-vous, vous êtes sauvés.
Retenez-vous, vous êtes perdus. Vous voyez le lien certain qui existe entre cet enseignement,
150
« donnez-vous », et l’enseignement plus rare des Upanishads, anna et annada, manger et
servir de nourriture. Rappelez-vous le Temps, Kronos, qui dévore ses propres enfants. De
toute façon vous serez dévorés. Employons un langage réaliste, de toute façon, la vie vous
bouffe du matin au soir. Vous vous sentez bouffés par tout et par tous. Oui, c’est la loi uni-
verselle.
Vous pouvez retourner la situation et ce qui vous apparaît comme malheureux vous ap-
paraîtra comme heureux, ce qui vous apparaît comme destruction vous apparaîtra comme
éternité, ce qui vous apparaît comme mort vous apparaîtra comme vie. C’est une totale
conversion intérieure et cette conversion est possible. Je cesse de lutter contre l’univers, je
cesse de lutter contre les lois, je cesse de lutter contre ma vérité la plus profonde, moi qui
suis à la fois Brahma, Vishnu et Shiva. J’adhère, je vais avec.
La question est : Qu’est-ce qui ne se nourrit pas et ne peut pas servir de nourriture ? Ré-
ponse : l’atman. Mais quel sens une réponse comme celle-ci peut-elle avoir pour vous au-
jourd’hui, autre que celui d’une consolation philosophique ? Pourtant, si vous refusez les
idées qui n’ont pas une valeur concrète pour vous dès maintenant, vous vous interdisez de
progresser peu à peu vers cette réalisation et nous ramenons Le Bost à un travail sur les
émotions, qui a certainement son rôle mais qui n’est pas notre vocation particulière. Qu’est-
ce qui ne se nourrit pas – de mille et une façons qui vous échappent aujourd’hui ?
Je parle de ce qui est vrai à un niveau grossier ou physique mais aussi à des niveaux de
plus en plus subtils ou raffinés (pour employer le langage indien). Seul ce qui échappe à ce
double mouvement est votre réalité, le Soi, la nature-de-Bouddha, le Royaume des Cieux,
« le trésor que la rouille ne peut pas détruire et qu’aucun voleur ne peut dérober ». C’est donc
l’extrême pointe de l’être à l’état pur. Et encore, quand nous disons « être », nous entendons
inévitablement « non-être ». Si « je suis », cela exclut « je ne suis pas ». Qu’est-ce qui en vous
aujourd’hui dit : « je suis » ? À la fois le Soi et l’ego, inextricablement mêlés. Ou, si vous pré-
férez, le Soi et le moi. C’est ce qui fait la difficulté du langage. Mais, si vous ne cherchez pas
à saisir d’abord avec votre intelligence ce que vous pouvez comprendre aujourd’hui de ce lan-
gage, vous ne sentirez pas dans quelle direction vous allez ; et comment pouvez-vous pro-
gresser si vous ne savez pas d’où vous venez et vers où vous allez.
Vous pourrez réfléchir longtemps, et personne ne le fera à votre place, au sens d’une pa-
role comme celle-là : « Il ne s’agit pas seulement de donner, il s’agit de se donner, librement
et consciemment. » Qui donne quoi ? Et vous pourrez aussi réfléchir longtemps pour votre
propre compte à cette affirmation que vous êtes un résumé de l’univers entier et que votre
réalité est Brahma-Vishnu-Shiva à l’œuvre.
Commencez par l’expérience qui vous est accessible, vivez-la, et passez à l’étape suivante.

 

Arnaud Desjardins

 

Alimentation Végétarienne


« Nous sommes ce que nous mangeons ! » Cette affirmation est vraie à plus d’un titre. Manger est bien sûr nécessaire à notre bien-être physique, mais cela a également un effet sur notre mental car l’essence de la nourriture forme le mental. Une alimentation naturelle, "sattvique", se base sur des aliments frais, légers, nutritifs, tels que les fruits, les céréales et les légumes. Ainsi le corps reste mince et souple et le mental clair et éveillé, apte à la pratique du yoga.
Une alimentation naturelle et modérée, riche en prana, est la meilleure garantie d’une bonne santé physique et mentale, apportant harmonie et vitalité au corps et au mental.
Le mode d’alimentation yoguique est naturel ; le soleil, l’air, le sol et l’eau s’associent pour produire les fruits de la terre : légumes, fruits, légumineuses, noix et graines. Nous puisons directement dans ces aliments les éléments nutritifs. En revanche la viande, le poisson et la volaille nous donnent des éléments déjà utilisés : nous consommons la chair d’animaux qui ont transformé l’énergie naturelle tirée de différents végétaux (il est intéressant de remarquer que nous mangeons uniquement des animaux herbivores : vaches, moutons, chèvres, et exceptionnellement des animaux carnivores, comme les chiens…). La chair animale contient une proportion élevée de toxines (80 % des intoxications alimentaires sont dues à la viande et à ses dérivés) et est souvent la cause de maladies. Elle manque aussi de vitamines et de minéraux et contient plus de protéines que nous n’en avons besoin. En mangeant de la viande, nous obligeons notre corps à s’adapter à une nourriture anti-naturelle à laquelle il n’est pas adapté. Nos dents, nos intestins sont très différents de ceux des animaux carnivores ; en fait l’anatomie et la physiologie des frugivores est la plus proche de la nôtre.
Mais à part ces considérations sur la santé et le bien-être, manger de la viande est inutile et conduit au gaspillage : il faut donner au bétail plusieurs kg de céréales pour produire un kg de viande. La nourriture "gaspillée" sert à alimenter l’animal en énergie. Le bétail n’est pas efficace pour transformer les protéines : un hectare de plantations céréalières produit 5 fois plus de protéines qu’un hectare consacré à l’élevage des animaux pour la consommation humaine. Quant aux légumineuses et aux légumes à feuilles, les chiffres (multipliés par 10 et par 15) sont encore plus frappants. Certains légumes ont un meilleur rendement.
En suivant un régime naturel, nous devons également nous demander si nous pouvons consommer en bonne conscience la chair d’une créature vivante, abattue souvent dans des conditions barbares. Dans ce monde dit "civilisé", nous ne réagissons plus aux horreurs de l’agro-industrie : devant les morceaux de viande ou de poisson bien emballés, nous ne faisons plus le lien entre le produit et l’animal qui a été tué inutilement pour nous. "Ahimsa", le respect de toutes les créatures, est une des lois les plus élevées dans la philosophie du yoga et ne peut pas être négligée si nous voulons évoluer spirituellement. Pour le yogi toute vie est sacrée : toute créature est une entité vivante avec un cœur, des émotions, une respiration, des sensations, et envisager de manger de la viande ou du poisson est pratiquement impossible. Quand vous aurez pris conscience de l’origine de votre nourriture et des effets qu’elle a sur vous, votre mental s’ouvrira progressivement et vous comprendrez que toutes les créatures sont aussi divines que vous-même.

Les Trois Gunas

Dans l’univers non manifesté, l’énergie possède trois qualités appelées "gunas" qui coexistent en équilibre : Sattva (la pureté), Rajas (l’activité, la passion, le changement), et Tamas (l’obscurité, l’inertie). Quand l’énergie prend forme, une des trois qualités prédomine. Ainsi, sur un pommier, certains fruits sont mûrs (sattviques), certains mûrissent (rajasiques) et d’autres sont trop mûrs (tamasiques). Mais quelle que soit la qualité prédominante, un élément de chacune des deux autres sera toujours présent : dans une pomme, nous observons trois parties : la plus importante est mûre, la deuxième est pourrie même si on ne le voit pas à l’œil nu et la troisième est en train de passer d’un état à l’autre. Les trois gunas se retrouvent dans tout être et toute action. Si un homme commet un vol, l’action en elle-même est rajasique, mais la décision de voler et son motif peuvent être plutôt tamasiques, rajasiques ou sattviques, selon la situation. Dans chaque homme l’une des trois gunas a une force supérieure et se reflète dans toutes ses actions et pensées. C’est seulement dans l’état d’illumination que les gunas sont complètement transcendées.

Aliments Sattviques


C’est l’alimentation la plus pure qui convient à tout adepte du yoga. Elle nourrit le corps et le maintient dans un état paisible, De même, elle calme et purifie le mental et lui permet de fonctionner à son potentiel maximal. Un régime sattvique amène aussi la santé véritable : un mental paisible qui contrôle un corps sain, reliés par une circulation d’énergie équilibrée. La nourriture sattvique comprend : céréales, pain complet, fruits et légumes frais, jus de fruits naturels, lait, beurre et fromages, légumineuses, noix, graines et graines germées, miel, tisanes…

Aliments Rajasiques

Les aliments épicés, amers, acides, séchés ou salés sont rajasiques. Ils détruisent l’équilibre corps/mental, nourrissant le corps au détriment du mental. Trop d’aliments rajasiques stimulent exagérément le corps et excitent les passions, ce qui rend le mental agité et incontrôlable. Les aliments rajasiques comprennent les substances piquantes comme les épices, les herbes fortes, les stimulants tels que le café, le thé, le poisson, les œufs, le sel et le chocolat. Manger trop vite est également considéré comme rajasique.

 

Aliments Tamasiques


Une alimentation tamasique n’est bonne ni pour le corps, ni pour le mental : le prana ou énergie disparaît, les capacités intellectuelles s’affaiblissent et un état d’inertie s’installe. La résistance du corps à la maladie est détruite et le mental se remplit d’émotions négatives telles la colère et l’avidité. Les aliments tamasiques comprennent la viande, l’alcool, le tabac, les oignons, l’ail, les aliments fermentés comme le vinaigre et les substances trop mûres ou rassis. Trop manger est également considéré comme tamasique.

Aliments Naturels

Encore récemment, la plupart des mangeurs de viande regardaient les végétariens avec méfiance, les jugeant comme des excentriques ou des maniaques de la nourriture, suivant un régime peu appétissant composé de riz complet et de pâté végétal. À présent nous sommes mieux informés, mais l’alimentation végétarienne est souvent jugée fade, peu appétissante et manquant d’éléments nutritifs. Les faits prouvent exactement le contraire, et si certains doivent se défendre de cette accusation, ce sont les mangeurs de viande. On dispose de nombreuses preuves médicales selon lesquelles un régime végétarien équilibré est tout à fait sain et apporte au corps tous les éléments dont il a besoin. Statistiquement, les végétariens ont moins d’attaques cardiaques, de congestions cérébrales, de maladies rénales et de cancers.
Leur résistance à la maladie est meilleure : ils sont moins sujets à l’obésité. Les variétés de fruits, légumes, légumineuses, noix, graines et céréales sont très abondantes ; ces aliments peuvent être préparés de multiples façons et offrent une gamme très variée de goûts et de consistances.

 

La Question des Protéines


L’une des principales objections des mangeurs de viande contre le régime végétarien est la crainte d’une déficience en protéines. Et pourtant… ceux qui mangent de la viande trouvent dans leurs aliments des protéines de moins bonne qualité, des protéines mortes ou en train de mourir. Nous sommes nous-mêmes des animaux et pouvons trouver nos protéines dans le milieu végétal, comme les autres animaux herbivores. Les protéines animales renferment trop d’acide urique pour être assimilées par le foie ; certaines sont éliminées mais les autres se déposent dans les articulations, et entraînent des raideurs et finalement des problèmes comme l’arthrite.
Les noix, les produits laitiers, les algues alimentaires et les légumineuses – surtout le soja et ses dérivés comme le tofu et le lait de soja – donnent des protéines de haute qualité. Les Occidentaux sont obsédés par les protéines, ils croient que leurs besoins sont bien supérieurs à ce qu’ils sont en réalité. En fait les différentes sciences ne s’accordent pas quant aux besoins quotidiens en protéines. L’Organisation Mondiale de la Santé estime aujourd’hui qu’un apport journalier de 25 à 50 g est suffisant pour nourrir et reconstituer les tissus du corps.

Les Aliments Complémentaires


La qualité des protéines consommées est plus importante que leur quantité. Les protéines sont constituées d’acides aminés, dont certains peuvent être synthétisés par le corps. Mais les autres doivent être contenues dans nos aliments. La clé d’une teneur équilibrée en acides aminés est la combinaison des aliments complémentaires. Pour tirer la valeur maximale des aliments, un végétarien doit composer des repas de protéines complètes.
Voici quelques combinaisons de base : céréales (pain et riz complets) avec légumineuses (haricots, petits pois, lentilles) ; céréales avec produits laitiers ; graines de sésame ou de tournesol avec légumineuses. Trois repas très simples peuvent illustrer ce principe : céréales et lait, pain et fromage, riz et haricots. Les repas ainsi constitués apporteront au corps toutes les protéines dont il a besoin. Ils sont également appétissants, demandent peu de préparation et permettent une cuisine créative avec une infinie variété de menus. Ainsi retire-t-on le meilleur de ces aliments frais et naturels.

 

Graisses et Fibres


Un régime végétarien est aussi plein de fibres et riche en graisses non saturées. Le manque de fibres végétales, que l’on trouve dans les aliments végétaux non raffinés, amène des troubles intestinaux Des recherches menées en Angleterre montrent que les végétariens consomment deux fois plus de fibres que ceux qui mangent de la viande. Ils consomment aussi moins de graisse ; et les graisses qu’ils mangent sont souvent insaturées, alors que les graisses animales saturées élèvent le taux de cholestérol dans le sang.

 

Changer d’Alimentation


Devenir végétarien est un pas en avant. Vous ne décidez pas seulement de ne plus manger de viande, vous vous ouvrez à un autre mode de vie. Pour certains, le changement est facile. Pour d’autres, cela prendre plus de temps. Il vaut mieux modifier progressivement votre régime plutôt que brutalement : éliminez doucement la viande et le poisson pour les remplacer par une alimentation végétarienne bien équilibrée. Votre envie de manger de la viande disparaîtra bientôt ; le changement sera plus facile si vous consacrez un peu de temps à l’étude de cette question : informez-vous sur la manière d’équilibrer votre alimentation ainsi que sur les inconvénients et les risques à manger de la viande. Une fois que vous aurez accepté l’idée du végétarisme, le changement s’effectuera plus facilement. Toute personne vraiment engagée dans le yoga devrait éliminer non seulement viande et poisson, mais aussi les œufs, l’alcool, le tabac, le café, le thé et autres drogues.
Les gens pensent parfois qu’il leur sera difficile de manger à l’extérieur s’ils deviennent végétariens. Mais ces dernières années de nombreux restaurants végétariens ont ouvert leurs portes, et même dans les restaurants traditionnels, vous trouverez toujours quelque chose de bon. Avec une alimentation pure, vous ferez vos asanas plus facilement car moins vous mangerez de viande, moins votre corps sera raide. Un régime sattvique vous incitera à pratiquer le yoga et la pratique régulière des asanas, du pranayama et de la méditation fera changer votre état de conscience, si bien que les aliments rajasiques ou tamasiques ne vous attireront plus.

Conseils pour faciliter le Changement


1. Veillez à avoir un apport régulier de bonnes protéines : noix, légumineuses, céréales complètes et
fromage.
2. Mangez chaque jour de la salade ou des légumes crus (râpés ou entiers) afin de varier les préparations.
3. Mangez beaucoup de légumes verts à feuilles.
4. Faites cuire vos légumes le plus vite possible pour préserver leurs propriétés : cuisson à la vapeur ou dans peu d’huile.
5. Mangez chaque jour des fruits frais. Si vous les faites cuire, faites-le rapidement : la cuisson longue et lente détruit beaucoup de vitamines.
6. Veillez à ce que les aliments que vous mangez soient frais et complets : les noix desséchées, les fruits rides ou pourris, les légumes mous deviennent tamasiques et perdent beaucoup de leur valeur nutritive.
7. évitez les aliments dénaturés tels que la farine blanche, le pain blanc, les gâteaux, les céréales raffinées, les fruits, légumes et boissons en conserve, ainsi que les graisses saturées comme les huiles hydrogénées.
8. Préparez seulement la quantité que vous allez manger et pas plus. Réchauffer des aliments tue une grande part de leur valeur nutritive.
9. Soyez créatifs et faites des menus variés en introduisant de nouveaux ingrédients.
10. Apprenez à remplacer les aliments rajasiques et tamasiques par des aliments sattviques : par exemple, les œufs par le tofu, le sucre par le miel, le thé par les tisanes.

L’Ayurvéda

Le régime alimentaire de chaque individu est une chose importante à prendre en considération. L’Ayurvéda, une science appartenant au très ancien système de la médecine Indienne, prend en compte chaque individu selon sa constitution physique et son alimentation.
Il existe en Ayurvéda trois différents type de constitution (appelés "doshas") : 1/ PITTA (chaud et gras), 2/ VATTA (sec et léger) et 3/ KAPHA (frais et humide).
La nourriture qui correspond à un certain type de personnes ne l’est pas forcément bonne pour un autre. Par exemple, le lait qui est généralement bon pour une constitution de type PITTA ne correspond pas à une constitution de type KAPHA.
Nous disposons dans notre boutique d’une sélection variée d’ouvrages sur la Cuisine Végétarienne et l’Ayurvéda.
Pour de plus ample informations et mettre en pratique, des Cours de Cuisine Végétarienne sont régulièrement organisés.

 

http://www.sivananda.org/paris/page.php?p=Vegetarisme

Qui Suis-je ? Les enseignements de Sri Ramana Maharshi

 

 

QUI SUIS- JE ?
NAN YAR
Tout être vivant aspire à un bonheur jamais troublé par
la souffrance. Et chacun éprouve le plus grand amour pour
soi-même ; la source de cet amour est le bonheur seul. Ainsi,
afin d’atteindre ce bonheur qui est notre nature véritable et
que nous expérimentons dans le sommeil profond lorsque le
mental est absent, chacun doit se connaître soi-même. La
meilleure méthode pour y parvenir est la voie de la
Connaissance, la quête du Soi par l’investigation « qui suis-
je ? ».
1. Qui suis-je ?
Je ne suis pas ce corps physique, constitué des sept
éléments subtils (dhâtu), ni les cinq organes de perception
sensoriels, c’est-à-dire l’oreille, l’œil, la langue, le nez et la
peau, et leurs fonctions correspondantes : l’ouïe, la vue,
le goût, l’odorat et le toucher. Je ne suis pas les cinq organes
d’activité, c’est-à-dire les organes vocaux, les mains et les
pieds, l’organe de procréation et l’anus, et leurs fonctions
respectives : le langage, les mouvements du corps physique,
la jouissance et l’excrétion. Je ne suis pas les cinq forces
vitales, le prâna1 etc. qui permettent d’accomplir leurs
1
...vyâna, samâna, apâna, udâna.
2
fonctions correspondantes. Même l’esprit pensant je ne
le suis pas ; et pas non plus cet état d’ignorance
inconsciente dans lequel ne se trouvent que les impressions
des objets, et non les objets eux-mêmes et leurs fonctions.
2. Si je ne suis rien de cela, qui suis-je alors ?
Après avoir rejeté tout ce qui a été mentionné ci-
dessus comme n’étant « pas ceci ni cela », cette pure
Conscience qui seule demeure - CELA je suis.
3. Quelle est la nature de la pure Conscience ?
La nature de la pure Conscience est Etre-Conscience-
Félicité (sat-chit-ânanda).
4. Le Soi, quand sera-t-il réalisé ?
Lorsque le monde, ou ce qui est vu, aura disparu, le
Soi, ou celui qui voit, sera réalisé.
5. Peut-il y avoir réalisation du Soi tout en expérimentant le
monde comme réel ?
Non, ce n’est pas possible.
6. Pourquoi ?
3
Celui qui voit et ce qui est vu sont comme la corde et
le serpent. A moins que la perception illusoire du serpent
dans la corde ne cesse, la réalité de la corde, qui est le
substrat, ne peut être reconnue. De même, tant que ne
cesse la croyance dans la réalité du monde, la réalisation
du Soi, le substrat, ne peut être obtenue.
7. Quand le monde, en tant qu’objet visible, disparaîtra-t-
il ?
Le monde disparaîtra lorsque le mental, cause de
toutes les perceptions et actions, sera au repos.
8. Quelle est la nature du mental ?
Ce qui est appelé «mental» est une merveilleuse force
inhérente au Soi par laquelle toutes les pensées s’éveillent.
En dehors des pensées le mental n’existe pas. Aussi la pensée
constitue-elle la nature du mental. En dehors des pensées
il n’y a pas d’entité indépendante appelée « monde ». Dans
le sommeil profond il n’y a ni pensée ni monde. Dans les
états de veille et de rêve les pensées sont présentes ainsi
que le monde. Tout comme l’araignée tire d’elle-même le
fil (de la toile) et le résorbe en elle-même, le mental projette
le monde en dehors de lui-même et le résorbe en lui-
même. Quand le mental émerge du Soi, le monde surgit.
Ainsi, lorsque le monde apparaît (comme réel), le Soi
n’apparaît pas ; et lorsque le Soi apparaît (ou resplendit),
4
c’est le monde qui n’apparaît pas. Si on s’interroge
assidûment sur la nature du mental, celui-ci finira par
disparaître, laissant seul le Soi. Ce qui est désigné comme
le Soi est l’âtman. Le mental ne peut exister
indépendamment du monde grossier ; il ne peut subsister
par lui-même. C’est le mental qu’on appelle corps subtil
ou âme (jîva).
9. En quoi consiste la voie de l’investigation dans la nature
du mental ?
Ce qui s’élève dans ce corps en tant que « je » est le
mental. Si on se demande de quelle partie du corps la
pensée « je » s’élève en premier, on découvrira que c’est
du Cœur. C’est là qu’elle prend naissance. Même si on
pense continuellement « je, je » on sera conduit à cet
endroit. La première de toutes les pensées qui apparaissent
dans le mental est la pensée « je ». C’est seulement après la
naissance de celle-ci que les autres pensées s’élèvent. En
d’autres termes, ce n’est qu’après l’apparition du premier
pronom personnel que le deuxième et le troisième pronom
apparaissent ; en l’absence du premier le deuxième et le
troisième ne peuvent exister.
10. Comment le mental peut-il devenir tranquille ?
Par l’investigation « qui suis-je ? ». La pensée « qui
suis-je ? » détruira toutes les autres pensées, et, semblable
au bâton qu’on utilise pour remuer le bûcher, elle sera
5
détruite, elle aussi, en temps voulu. C’est alors que la
réalisation du Soi commencera à poindre.
11. Par quel moyen peut-on se maintenir dans la pensée
« qui suis-je ? » ?
Lorsque des pensées surgissent, au lieu de les suivre,
on doit plutôt se demander : « A qui sont elles venues ? ».
Peu importe le nombre de pensées qui s’élèvent ainsi. Si
vous vous demandez à chaque fois : « A qui cette pensée
est-elle venue ? », la réponse sera « à moi ». Si vous
poursuivez alors l’investigation « qui suis-je ? », le mental
retournera à sa source et la pensée qui venait de surgir
s’évanouira. En persévérant ainsi dans cette pratique, le
mental développera peu à peu la capacité de demeurer
dans sa source. Lorsque le mental, qui lui est subtil,
s’extériorise à travers le cerveau et les organes sensoriels,
les noms et les formes du monde grossier apparaissent ;
s’il demeure dans le Cœur, les noms et les formes
disparaissent. Ne pas laisser le mental s’extérioriser, mais
le maintenir dans le Cœur est ce qu’on appelle
« intériorisation » (antar-mûka). Si le mental quitte le
Cœur, on appelle cela « extériorisation » (bahir-mûka).
Ainsi, quand le mental demeure dans le Cœur, le « je »,
origine de toutes les pensées, s’évanouit, et le Soi toujours
présent resplendit. Quoique l’on fasse, on doit le faire
sans le faux « je ». Si l’on agit de telle manière, tout se
révèle comme étant de la nature de Shiva (Dieu).
6
12. N’existe-t-ils pas d’autres moyens pour apaiser le
mental ?
Il n’y a que l’investigation comme moyen adéquat. Si
l’on s’efforce de maîtriser le mental par d’autres moyens il
paraîtra maîtrisé, mais il s’élèvera à nouveau. C’est ainsi
que le mental peut être apaisé par le contrôle de la respiration,
mais cela ne dure que le temps du contrôle de celle-ci;
quand elle reprend, le mental se met, lui aussi, à s’agiter et
à errer par la force de ses impressions latentes. Le mental et
la respiration ont la même source. Le mental est constitué
de pensées. La première qui surgit dans le mental est la
pensée « je » ; c’est l’ego. L’ego a son origine à l’endroit
même d’où s’élève la respiration. Ainsi, quand le mental
s’apaise, la respiration est contrôlée, et quand la respiration
est contrôlée, le mental s’apaise. Mais dans le sommeil
profond, bien que le mental soit tranquille, la respiration
ne s’arrête par pour autant. Ceci est dû à la volonté divine
et a pour but de protéger le corps et d’éviter qu’il soit pris
pour mort. En état de samâdhi2, et en état de veille lorsque
le mental est tranquille, la respiration est contrôlée. Le souffle
est la forme grossière du mental. Jusqu’au moment de la
mort, le mental garde le souffle dans le corps ; et quand le
corps meurt le mental emmène le souffle avec lui. Par
conséquent, la pratique du contrôle de la respiration n’est
qu’une aide pour dompter le mental (manonigraha) ; elle
n’apporte pas l’extinction du mental (manonâsha).
2
Absorption totale dans la contemplation.
7
Comme la pratique du contrôle de la respiration,
ainsi la méditation sur une forme de Dieu, la répétition
de mantras, le régime alimentaire etc. ne sont que des
aides pour apaiser le mental.
Par la méditation sur des images de Dieu et par la
répétition de mantras, le mental se fixe sur un seul point.
La nature du mental est précisément d’errer. Tout comme
la trompe d’un éléphant cesse de s’agiter lorsqu’il tient
une chaîne, car il ne cherche plus à saisir autre chose, de
même le mental quand il est occupé à méditer sur des
noms et des formes ne s’intéresse à rien d’autre. Quand le
mental se déploie sous forme d’innombrables pensées,
chacune d’elles finit par s’affaiblir. Quand, au contraire,
les pensées s’évanouissent, le mental se fixe sur un seul but
et devient fort. Pour un tel mental la recherche du Soi
devient facile.
De toutes les règles de conduite, celle d’un régime
restreint à la nourriture sattvique en quantité modérée est
la meilleure. En observant cette règle, la qualité sattvique
du mental se développe et cela favorise la pratique de la
recherche du Soi.
13. Les impressions résiduelles (les pensées) relatives aux objets
apparaissent, interminablement, comme les vagues sur l’océan.
Quand seront-elles toutes détruites ?
Par la méditation de plus en plus puissante les pensées
seront finalement détruites.
8
14. Est-il possible pour ces impressions, formées depuis des
temps immémoriaux, de se résorber, afin que l’on demeure le
pur Soi ?
On doit toujours persévérer dans la méditation sur le
Soi, sans laisser place au doute « est-ce possible, ou non ? ».
Aussi pêcheur qu’on puisse être, il ne sert à rien de se
tourmenter et de pleurer « oh, je suis un pêcheur, comment
puis-je être sauvé ? ». Si l’on renonce à la pensée « je suis
un pêcheur » et si l’on reste profondément centré dans la
méditation sur le Soi, le succès est assuré. Il n’y pas
deux mentaux, un qui serait bon et un qui serait mauvais ;
il n’y a qu’un seul mental. Ce ne sont que les impressions
résiduelles qui sont de deux sortes - favorable et défavorable.
Quand le mental est sous l’influence des impressions
favorables on le considère comme bon ; sous des
impressions défavorables il est dit mauvais.
On ne doit pas permettre au mental de se tourner
vers les choses du monde et de se mêler des affaires des
autres. Aussi mauvais que certains êtres puissent paraître,
on ne doit pas les haïr pour autant. Le désir doit être évité
au même titre que la haine. Tout ce que l’on donne à
autrui, on se le donne à soi-même. Sachant que telle est la
vérité, comment peut-on encore refuser quoi que ce soit
à son prochain? Si l’ego se manifeste, tout se manifeste ;
si l’ego s’apaise, tout s’apaise. A mesure que nous nous
conduisons avec humilité, le bien s’établit. Une fois le
mental tranquillisé, peu importe où l’on vit.
9
15. Combien de temps l’investigation doit-elle être pratiquée ?
Tant que les impressions des objets demeurent dans
le mental, il est nécessaire de poursuivre l’investigation
« qui suis-je ? ». Dès que les pensées se manifestent elles
doivent êtres détruites à l’endroit même de leur origine
par l’investigation. Se livrer sans interruption à la
contemplation du Soi, jusqu’à ce qu’il soit réalisé, cela
suffit. Tant que la forteresse est occupée par les ennemis,
ceux-ci tenteront de se lancer au dehors ; mais si, au
moment où ils s’élancent, ils sont anéantis, la forteresse
tombera dans nos mains.
16. Quelle est la nature du Soi ?
En vérité, seul le Soi existe. Le monde, l’âme individuelle
et Dieu ne sont que des apparences dans le Soi, comparable
à l’argent dans la nacre. Ils apparaissent et disparaissent
simultanément. Le Soi est ce en quoi il n’y a pas la moindre
pensée « je ». Cela est appelé « Silence ». Le Soi lui-même est
le monde ; il est le « Je » ; il est Dieu ; tout est Shiva, le Soi.
17. Tout n’est-il pas l’œuvre de Dieu ?
Le soleil se lève sans désir, sans intention ni effort ;
et par sa simple présence, la pierre émet de la chaleur, le
lotus fleurit, l’eau s’évapore et les hommes accomplissent
leurs tâches diverses et variées, puis se reposent. De même
qu’en présence de l’aimant l’aiguille se met à bouger, ainsi,
10
par le pouvoir de la présence de Dieu, les âmes, gouvernées
par les trois fonctions (cosmiques) ou par la quintuple
activité divine, accomplissent leurs actions, puis se
reposent, conformément à leur karma. Dieu n’a pas
d’intention et aucun karma n’adhère à Lui ; c’est comme
le soleil qui reste insensible aux activités du monde ou
l’éther qui pénètre tout sans être influencé par les aspects
positifs ou négatifs des quatre autres éléments.
18. Qui, parmi les adorateurs, est le plus grand ?
Celui qui s’abandonne au Soi, c’est à dire Dieu, est
l’adorateur le plus parfait. S’abandonner à Dieu signifie
demeurer fermement dans le Soi sans permettre à une
autre pensée que celle du Soi de surgir.
Tout fardeau que nous remettons à Dieu, Il le portera.
Puisque le pouvoir suprême de Dieu anime tout, pourquoi
ne nous y soumettons-nous pas, plutôt que de nous
tracasser pour ce qui doit être accompli et comment il le
sera. Sachant que le train transporte toute lourde charge,
pourquoi devrions nous, nous les passagers, continuer à
porter nos petits bagages sur les genoux, pour notre plus
grand inconfort, au lieu de les poser à terre dans le train et
d’être à l’aise.
19. Qu’est-ce que le non-attachement ?
Non-attachement signifie détruire les pensées à l’endroit
même où elles naissent et cela sans laisser aucune trace. Tout
11
comme le pêcheur de perles attache des pierres à sa taille et
plonge au fond de la mer pour ramener la perle, de même
chacun de nous devrait se munir de non-attachement, plonger
en lui-même et obtenir la Perle du Soi.
20. Est-il possible pour Dieu et le Gourou de provoquer la
Libération de l’âme ?
Dieu et le Gourou ne font que montrer le chemin
vers la Libération ; Ils ne conduisent pas eux-mêmes l’âme
à l’état de Libération.
En vérité, Dieu et le Gourou ne sont pas différents.
De même que la proie qui est tombée entre les mâchoires
du tigre ne pourra jamais s’échapper, ainsi ceux qui sont
tombés sous le regard de grâce du Gourou seront sauvés
par lui et ne se perdront plus ; cependant, chacun doit par
son propre effort poursuivre la voie que Dieu ou le Gourou
lui a indiqué et ainsi obtenir la Libération. Se connaître
soi-même n’est possible que par son propre œil de
connaissance et non avec celui d’autrui. Celui qui est
Râma a-t-il besoin d’un miroir pour savoir qu’il est Râma ?
21. Est-il nécessaire pour celui qui aspire à la Libération
d’explorer la nature des différents tattva3?
Tout comme on n’éprouve pas le besoin d’examiner
une par une les ordures avant de les jeter, de même il n’est
3
Principes fondamentaux de la manifestation.
12
pas nécessaire pour celui qui désire connaître le Soi de
compter le nombre de tattva ou de s’intéresser à leurs
caractéristiques ; il lui faut plutôt rejeter tous les tattva
qui lui cachent le Soi. Le monde doit être considéré comme
un rêve.
22. N’y a-t-il pas de différence entre l’état de veille et l’état
de rêve ?
L’état de veille est long, l’état de rêve est court ; il n’y
a pas d’autre différence. Les événements du rêve paraissent
tout aussi réels quand on rêve que ceux de l’état de veille
paraissent réels quand on est éveillé. Dans le rêve le mental
revêt un autre corps. Les pensées, les noms et les formes
apparaissent simultanément aussi bien dans l’état de veille
que dans l’état de rêve.
23. Les études livresques sont-elles de quelque utilité pour
ceux qui aspirent à la Libération ?
Toutes les Écritures sont d’accord sur le fait que,
pour obtenir la Libération, le mental doit être apaisé;
une fois que l’on a compris que l’essence de leur
enseignement est la maîtrise du mental, il devient futile
de faire des études interminables. Pour tranquilliser le
mental il suffit de chercher en soi-même ce qu’est la
nature du Soi. Cette recherche, comment peut-on la
mener dans les livres ? On ne peut connaître le Soi que
grâce à son propre œil de Sagesse. Le Soi se trouve à
13
l’intérieur des cinq enveloppes4, mais les livres se trouvent
en dehors d’elles. Puisque le Soi doit être cherché à
l’intérieur en rejetant les cinq enveloppes, il serait donc
futile de le chercher dans les livres. Arrivera le moment
où il faudra oublier tout ce que l’on a appris.
24. Qu’est-ce que le bonheur ?
Le bonheur est la nature même du Soi ; le Soi et le
bonheur ne sont pas distincts. Le bonheur ne se trouve
dans aucun objet du monde. A cause de notre ignorance
nous nous imaginons que ce sont les objets qui nous
procurent le bonheur. Quand le mental s’extériorise il
éprouve de la souffrance. La vérité est que, ses désirs une
fois satisfaits, il retourne chez lui [à sa source] et jouit du
bonheur qui n’est autre que le Soi. De la même manière,
dans les états de sommeil, de samâdhi et d’évanouissement
et quand l’objet désiré est obtenu ou l’objet non désiré
éliminé, le mental se tourne vers l’intérieur et jouit du
bonheur du Soi. Ainsi le mental erre sans cesse, tantôt il
abandonne le Soi, tantôt il y retourne. Il est agréable
d’être à l’ombre d’un arbre ; dehors, la chaleur du soleil est
4
La Taittirîya-upanishad décrit cinq enveloppes (kosha) recouvrant le
Soi :
annamaya-kosha - enveloppe faite de nourriture (le corps physique)
prânamaya-kosha - enveloppe faite de souffle (la force vitale)
manomaya-kosha - enveloppe faite de mental
vijñânamaya-kosha- enveloppe faite de l’intellect
ânandamaya-kosha - enveloppe faite de félicité
14
brûlante. Quand on s’est promené sous le soleil on apprécie
la fraîcheur de l’ombre. Celui qui n’arrête pas de passer de
l’ombre au soleil et du soleil à l’ombre est un insensé.
L’homme avisé reste toujours à l’ombre. De même le mental
de celui qui connaît la vérité ne quitte jamais le brahman5.
Le mental de l’ignorant, au contraire, se mêle aux choses
du monde et, se sentant misérable, il retourne vers le
brahman un court instant afin d’éprouver le bonheur. En
fait, ce qui est appelé monde n’est rien que pensée. Quand
le monde disparaît, en d’autres termes, quand le mental
est libre de pensées, il fait l’expérience du bonheur ;
inversement, quand le monde apparaît il éprouve douleur
et souffrance.
25. Qu’est ce que la vision de la Sagesse (jñâna-drishti) ?
Rester tranquille est ce qu’on appelle la vision de la
Sagesse. Rester tranquille, c’est laisser le mental se résorber
dans le Soi. Télépathie, clairvoyance et connaissance du
passé, du présent et de l’avenir n’ont rien à voir avec la
vision de la Sagesse.
26. Quelle est la relation entre absence de désir et Sagesse ?
L’absence de désir est Sagesse. Les deux ne sont pas
distincts ; ils sont un et le même. L’absence de désir veut
dire que le mental n’est plus tourné vers les objets. La
1
Le Soi, l’Etre suprême, l’Absolu.
15
Sagesse signifie qu’aucun objet n’apparaît dans la
conscience. En d’autres termes, ne pas chercher autre chose
que le Soi signifie détachement ou absence de désir ; ne
pas quitter le Soi est Sagesse.
27. Quelle est la différence entre investigation et méditation ?
Par l’investigation on maintient le mental dans le
Soi. La méditation consiste en la contemplation du Soi
qui est le brahman, Etre-Conscience-Félicité.
28. Qu’est-ce que la Libération ?
Scruter la nature de son soi enchaîné et

Depuis bien longtemps, on nous apprenais à inspiré par le nez et à expirer par la bouche.

Mais ce genre de respiration, et encore une décomposition, une séparation des choses.

 

Le fait de d'inspirer par le nez et par la bouche en même temps puis de la même façons d'expirer par le nez et par la bouche, ne nous permet plus cette séparation.

Beaucoup de personne respire soit de manière ventral, soit de manière abdominal.

Je ne rentrerai pas dans les détails de ce que cela implique au plan psychologique, physique, et bien d'autres. Mais les conséquences sont biens souvent désastreuse. Car l'un ou l'autre tend à privilégier tel organes et ou telles entrailles. Ce qui induit un sur fonctionnement ou sous fonctionnement de l'un ou de l'autre.

Nous entretenons donc une dualité interne qui peut agir sur tout les plans.

J'ai longtemps eu des soucis d'attentions et je recherchais à remédier à cela. J'ai donc posé l'intention que cela ne serait plus.

Hors depuis quelque temps je me suis mis à travailler ma respiration. Cela apaisée le mental, me permettait d'aller en moi pour tenter d'écouter chaque parcelle de mes dysfonctionnement.

J'entendais alors cette petite voix en moi qui me disait :  « Laisse ton corps faire les choses naturellement, ne cherche pas a contrôler ». Après des heures d'inspiration et expiration vin soudain un respiration que je n'avais jamais encore effectué. Inspirer par le nez et par la bouche. De même pour l'expiration. Au bout de cinq minute je sentis comme quelque chose se calé en moi. Je sentais mon mental se centrer. Je compris que je n'étais plus en trin de faire fonctionner le cerveau droit ou le cerveau gauche. Les deux fonctionné en même temps, au même rythme. Je ne sentais plus non plus cette sensation de petit clapé ou valve qui monte ou qui descend à l'entrée de la gorge lorsque l'on inspire par le nez et expire par la bouche. Mais le plus flagrant était pour moi cette attention dans laquelle  j' étais, et, dans la laquelle je suis toujours au moment ou je vous écris.

C'est comme une veille machine qui se remet en route. J'ai nettement pu le sentir a la chaleur qui commencé a monter dans mon corps les picotement qui me parcourait de partout, ma peau qui recraché les toxines de mon corps.

Le mental prends aussi moins de place, certainement dû à cet équilibre entre les deux hémisphères qui s'opère

 

En résumé voici ce que j'ai constaté.

 

*Un sentiment de recalage dans mon corps.(Recentrage du corps étérique).

*Un équilibre entre le cerveau droit et gauche.

*Une attention accu.

*Un gain d'énergie important.

*Un sentiment de paix intérieur.

*Une plus grande décontraction des muscles.

*Des douleur qui disparaissent.

*Une détoxication de la peau.

*Un flux d'énergie s'extirpant plus facilement du chakra de base au chakra coronal. Faisant débloquer les chakras sur sont passage.

*Un sentiment d'unité

*Un mental moins présent.

*Un ancra a la terre plus important.

 

Bien entendu un sorte de rééducation respiratoire est a faire mais , ce n'est que changer une veille mauvaise habitude par une habitude qui apporte au final que du positif. Et qui peux m'éviter de grande lecture scientifique sur le moment présent. Car avec les temps, j'en suis certain, c'est cela qui s'installe.

 

AMAN (maina)                                         aman

Lévon Minassian - Doudouk

 




 


logo-element.png

 

seraphin.jpeg

 

etoile-source2000x2000-copie-1.jpggalactic-butterfly.gif

 

Chakra balance2

 

Metatron mandala2

 

Guan_Yin_as_Lord_Shiva_.jpg

RECHERCHE

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés